Il y a 20 ans, le paysage était désertique. Au nord du Sahara algérien, la ville de Ksar Tafilelt est aujourd’hui érigée sur une colline rocheuse dans la région du M’zab. 6000 habitants y vivent suivant des principes de durabilité et d’éco-citoyenneté imposés dans la cité.

Un engagement éco-responsable pour tous

Chaque nouvel arrivant à Ksar Tafilelt signe une charte citoyenne et s’engage à respecter les règles de savoir-vivre et de propreté de la ville. Derrière les grandes portes en bois qui abritent cet oasis surplombant l’immense désert du Sahara, l’architecture ksourienne se fond dans le paysage. Ici, le plâtre, les pierres et la chaux ont remplacé le béton. Les bâtiments, aux toits plats et couleurs blanches et ocres, ne dépassent pas les 7,60 mètres de hauteur, tandis que les rues très étroites permettent aux habitants de se protéger des vents de sables fréquents dans la région. Dans le plus grand respect de la nature environnante, la ville est entièrement conçue avec des matériaux locaux et adaptée à la vie dans le désert.

Gestion des ressources locales et éco-citoyenneté

La charte des habitants stipule qu’ils doivent se plier à certains travaux de propreté collectifs, appelés « touiza », dans l’intérêt de tous : toutes les semaines, les familles se relaient pour assurer l’entretien de leur quartier, tandis que chaque habitant a la responsabilité de planter et d’entretenir trois arbres dans l’éco-parc voisin de la ville.

À Ksar Tafilelt, 50 % des eaux usées sont traitées par épuration biologique, tandis que les déchets sont évidemment méticuleusement triés. Quant à l’éclairage public, il est majoritairement alimenté à l’énergie solaire. Enfin, dans l’éco-parc qui borde la ville, les animaux sont nourris de déchets organiques. Toutes ces mesures ont aussi vocation à éduquer les jeunes générations de la ville aux enjeux écologiques.



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