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Vu des États-Unis : le tourisme algérien prêt à sortir de l’ombre

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Micah Spangler, « directeur de plaidoirie » à la Fondation des Nations Unies et « écrivain voyageur » parintermittence – ainsi se décrit-il sur son compte twitter – raconte son voyage en Algérie dans un récit publié sur le site d’information américain « The Daily Beast ».

Son récit met en avant une Algérie « prête à sortir de l’ombre du tourisme », selon ses propres mots. « Passer outrele plus grand pays d’Afrique, c’est manquer quelque chose », ajoute-t-il, pour introduire un récit détaillé de sa visite.

À son arrivée à l’aéroport international Houari Boumediene, le voyageur s’inquiète d’être arrivé, avec sa femme, sans monnaie locale, assistant à la tentative d’un voyageur sud-africain de retirer de l’argent d’un distributeur automatique, en vain. « Peut-être que c’est pour cela que personne ne vient en Algérie », se dit l’américain.

Mais au fil de son récit, rappelant bien l’Histoire de l’Algérie et les moments difficiles que le pays a traversé, les aprioris s’effondrent et le voyageur y découvre une destination sûre, qui s’ouvre au tourisme. « La plupart des gens qui viennent ici, on leur dit qu’ils sont fous de partir en Algérie », lui dira son guide touristique, prénommé Boualem. « Mais quand ils font le tour, ils voient que la sécurité est partout », ajoutera le guide.



« Et peut-être bien que rien n’illustre » la marche de l’Algérie vers son potentiel touristique autant que la Casbah, selon l’auteur, qui rappellera que l’ancienne citadelle, « sinueuse, aux allures de labyrinthe », est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. La Casbah a été « en grande partie négligée ces deux dernières décennies », remarque-t-il. Mais « aujourd’hui, alors que plusieurs bâtiments sont en état de délabrement, il y a eu un effort concerté pour préserver, protéger et embellir le site », ajoute le voyageur.

À la Casbah, il voit des familles qui se promènent, découvre un parc récemment rénové et un marché animé. Il voit également des touristes qui « avançent à tâtons » le long des passages raides et érodés de la ville. Au sommet, il se rend à « la maison de Khaled – l’une des constructions les plus célèbres de la Casbah », qui « offre l’une des meilleures vues dans tout le voisinage ».

Mais l’auteur regrette qu’une telle vue, que la sécurité, le calme et la beauté sauvage de la ville n’aient pas bénéficié au tourisme en Algérie, le pays étant 118ème au classement 2017 de la compétitivité des voyages et du tourisme du World Economic Forum, sur un total de 136 pays classés. Mais cela commence à changer, remarque l’auteur, et le pays commence à s’ouvrir au tourisme. Boualem, le guide touristique, lui dira qu’il travaille maintenant tous les jours, alors qu’avant il travaillait « peut-être deux ou trois fois par mois ».

Sur la route de Tipaza, le voyageur découvre le Mausolée Royal de Maurétanie, « une structure circulaire magnifique aux allures de pyramide ». « Plus de gens devraient venir ici », dira le voyageur à son guide touristique.

L’image de l’Algérie s’améliore. L’auteur y voit le « développement », aussi bien dans le métro d’Alger par exemple, qu’à la surface. Il y voit la Grande Mosquée d’Alger, qui se dresse comme un signe de bienvenue, aux résidents comme aux visiteurs.



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