Edité en mai 2017 aux éditions françaises Solar, la chef Shérazade a choisi de présenter son dernier-né, samedi dernier, au niveau de l’hôtel Val d’Hydra, à Alger. Outre la présence de la presse nationale, des invités de marque sont venus se greffer à cette rencontre conviviale, dont, entre autres, la célèbre chef française Mercotte, ou encore le chef, Cyril Lignac, de l’émission Le meilleur pâtissier, diffusée sur M6.

Organisée par ITN Communication, les présents ont été conviés à assister à un événement au concept original. En effet, la chef Shérazade s’est prêtée à la série de questions des journalistes, tout en mijotant un plat, el «barania». Il s’agit d’un plat traditionnel -à base d’aubergines, de pois chiches et de viande d’agneau- consommé dans la région oranaise, particulièrement à Tlemcen. Considérée comme l’une des ambassadrices de la gastronomie algérienne en France, Fatma-Zhora Laoudedj, alias chef Shérazade, a su se faire connaître à travers les réseaux sociaux.

Elle est présentatrice culinaire sur une chaîne de télévision algérienne et auteure depuis 2013 d’un blog cuisine à succès «Les joyaux de Shérazade». Sa page facebook est suivie par 1,8 million de fans. De même qu’elle intervient régulièrement sur France 2, comme chroniqueuse culinaire. Médecin de formation, la chef Shérazade, avec un sourire qui ne l’a quitte jamais, a déroulé le fil de sa passion pour la cuisine algérienne. Elle rappelle qu’elle a été élevée entre Oran et Tlemcen. Elle s’est installée en France, suite à son mariage, à l’âge de 23 ans. Elle précise que la sortie de son deuxième livre en France n’est qu’un prétexte pour faire de la promotion à la cuisine algérienne à l’étranger. L’auteure a mis un an pour réaliser ce deuxième livre.

Elle avoue que le choix dans la sélection des recettes n’a pas été facile. En collaboration avec sa maison d’édition, Shérazade a eu envie d’utiliser la vaisselle algérienne pour présenter des plats algériens et raconter cette belle histoire millénaire à travers les papilles. Chaque recette est rehaussée par un petit aperçu de son histoire et de l’ingrédient qui est utilisé. Le livre se referme sur des préparations anciennes faites maison. D’une voix pleine de reconnaissance, la chef Shérazade indique qu’elle a été influencée par sa grand-mère, qui avait l’art et la manière de lui raconter l’historique des plats algériens. Pour la conférencière, «si on a envie que les autres aiment ce que l’on fait, qu’il adopte ce que l’on est en train de faire dans une démarche de transmission, il faut savoir leur faire aimer en leur racontant et partageant cet amour pour la cuisine algérienne», dit-elle. La chef Shérazade poursuit son discours en disant qu’elle s’est lancée dans cette écriture spécialisée dans l’art culinaire suite au constat suivant : les livres sur la cuisine algérienne sont absents des étals des librairies étrangères. «Lorsqu’on fait, dit-elle, la promotion de la cuisine d’un pays, c’est la promotion du pays lui-même qu’on fait, car la cuisine fait partie intégrante de notre identité.

A travers cette démarche dans l’univers de l’écriture, j’ai voulu raconter l’Algérie et l’histoire de cette cuisine. Je demeure convaincue que nous avons une cuisine millénaire, mais, hélas, personne ne la connaît, mis à part nous. A l’ère de la mondialisation, la cuisine algérienne n’a pas la place qu’elle mérite. Nous détenons un certain savoir-faire, mais il nous faut aussi le faire savoir», précise telle. Et d’ajouter : «Il est de notre devoir de faire connaître la richesse de notre patrimoine, qu’il soit culinaire ou de tout autre domaine. A l’unisson, nous pouvons œuvrer à faire rayonner notre cuisine et notre pays.

La demande existe. Les gens sont friands de découvrir les cuisines d’autres pays. Je suis sûre que la cuisine algérienne peut apporter énormément de par son histoire, son savoir-faire et ses saveurs.» Selon elle, la cuisine est la résultante d’un partage, d’un échange et de l’émotion à volonté. La chef Shérazade compte concrétiser plusieurs projets, dont, entre autres, voyager à travers le monde pour conter la cuisine algérienne, faire la promotion des produits du terroir, continuer ses émissions télévisuelles et ouvrir un restaurant algérien à Montparnasse, à Paris.


Il est à noter que la chef Shérazade a proposé, dans la soirée, un dîner caritatif à l’hôtel du Val. Une partie de la recette de ce dîner sera reversée au réseau Nada, le réseau algérien pour la défense des droits de l’enfant, qui, rappelons-le, a pour objectif de créer un foyer pour les enfants à Alger. Il en est de même pour la recette des deux ventes-dédicace, organisées à Alger, lesquelles seront intégralement versées au réseau Nada

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